LE PLACEMENT DES MARCHANDS
 
La cloche a sonné mais ce n'est pas l'heure de la sortie ! Le placement des commerçants sur le marché donnait lieu à un tirage au sort organisé par un agent administratif.
 
Son déroulement commençait par le tintement de la cloche qui indiquait aux commerçants la possibilité de déposer leur médaille dans un panier en osier. Sur cette médaille de brocanteur est inscrit le nom du titulaire et son n° de carte.
médaille
 
la cloche
Après 5 mn, un second son de cloche arrêtait la dépose des médailles. Après avoir remué le panier dans un bruit de ferraille, l'agent procédait au tirage au sort.
 

Successivement, chaque commerçant appelé accrochait sa médaille au tableau mural où était reproduit l'ensemble des places du marché avec leur numéro.
          le tableau 2


Une fois les marchands ayant droit tous placés, il était procédé au moment dit de la "rallonge". Durant le premier passage, le commerçant s'installait sur trois mètres ; cette rallonge lui permettait d'étirer son emplacement d'autant de mètre qu'il souhaitait ou qu'il lui était possible.

Une troisième étape intervenait pour le placement des commerçants n'ayant pas participé, soit parce qu'ils étaient arrivés trop tard, soit parce qu'ils n'avaient pas leur carte de pointage à jour. (voir le règlement)

 
Avec le temps, les commerçants étaient moins nombreux sur le marché. Le tirage au sort devenait quasiment inutil car chacun reprenait les mêmes places jour après jour. Un avantage pour les clients fidèles qui retrouvaient plus facilement leur commerçant. La baisse du nombre de marchands permît à ceux restant d'allonger leur étalage, ce qui devenait nécessaire car pour travailler il fallait avoir du choix, du stock, donc de la place.


Un autre avantage et pas des moindres, au tirage au sort deux médailles donnaient plus de chance d'être sorti avant les commerçants seuls. Pour paré à ce désavantage, beaucoup de commerçants seuls s'associaient pour rétablir un équilibre. Mais cette pratique avait déjà cours depuis des lustres, était même nécessaire à l'époque où le nombre de marchands était si important qu'il n'avait qu'un mètre pour travailler.

Malgré tout, rien n'était joué, surtout les jours de forte affluence, et là plus de place habituelle. Il suffisait qu'un commerçant "prenne" une place, pour créer un désordre en cascade. Guerre ouverte à ok carreau ! 
"Tu as pris ma place alors je te coupe !"
Comme lors de l'appel, le commerçant n'avait droit qu'à trois mètres, s'il s'installait sur la  place habituelle d'un autre, ce dernier se plaçait juste derrière lui le laissant sur trois mètres. D'où l'expression couper, sous-entendu couper la rallonge.
Que se soit pour défendre ou attaquer une place, on voit de suite l'intérêt d'être deux.
Quoiqu'il en soit le tirage au sort pouvait occasionner de bonne prise de bec !




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